48% des Français reconnaissent que leur mode de déplacement quotidien n’est pas écologique

La Fabrique de la Cité présente les résultats d’une enquête réalisée par Ipsos auprès de 1 003 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française, destinée à mieux comprendre les modes de déplacement et les attentes des Français vis-à-vis des mobilités bas-carbone. Les résultats de l’enquête montrent la place importante que conserve la voiture, tant dans les déplacements actuels que futurs. Un décalage se ressent entre les centres-villes, moins dépendants de la voiture et mieux dotés en autres modes, et les espaces périurbains et ruraux.  Réduire les coûts des mobilités du quotidien autant que leur impact environnemental semble un objectif plus accessible aux résidents des centres urbains que des espaces périurbains ou ruraux. 

La voiture reste le mode de transport privilégié des Français, principalement dans les zones périurbaines et rurales

  • Pour les déplacements du quotidien, les Français utilisent toujours très majoritairement la voiture (75%). C’est particulièrement le cas en dehors de la région Ile-de-France (79%), en zone rurale (86%) et périurbaine (87%). Mais la voiture reste majoritaire y compris dans les centres urbains (61%). Son utilisation est certes moins forte en Ile-de-France (55%) et en particulier dans l’agglomération parisienne (52%), mais reste majoritaire. 
  • Les transports en commun sont utilisés au quotidien par une minorité de Français (29%), mais une majorité de Franciliens (53% - dont une partie combine donc l’utilisation des transports en commun et de la voiture).
  • Quant aux mobilités actives (marche, vélo, trottinette…), 44% des Français y ont recours pour leurs déplacements du quotidien, particulièrement dans l’agglomération parisienne (60%) et dans les autres grandes agglomérations (53% dans les agglomérations de 100 000 habitants et plus).

Le coût tant économique qu’écologique des déplacements s’élève à mesure que l’on s’éloigne des centres

  • 39% des Français considèrent que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas bon marché. Si les habitants des centres urbains ont accès à des modes de déplacement plus économiques (transports en commun, vélo, marche), les habitants des banlieues et surtout des zones périurbaines ont moins d’options pour faire baisser la facture. Ainsi, 47% des périurbains considèrent que les conditions dans lesquelles ils se déplacent ne sont pas bon marché, contre 30% des habitants des centres urbains.  
  • 48% des Français reconnaissent dans le même temps que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas écologique (60% en zone périurbaine contre 37% dans les centres urbains). 

Réduire l’impact écologique de ses déplacements quotidiens : une priorité désormais affirmée mais des difficultés à passer à l’action

  • 91% des Français déclarent qu’ils aimeraient pouvoir réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens. 51% des Français se donnent moins de 5 ans pour réussir à utiliser des moyens de déplacement moins polluants. 
  • Les solutions envisagées par les Français :
    • Se déplacer davantage à pied ou à vélo (37%),
    • Acheter un véhicule électrique ou hybride (36%), pour lesquels les Français demandent davantage de parkings,
    • Utiliser davantage de transports en commun (21%) avec le sentiment qu’il n’est pas toujours facile d’y recourir, bien que le transport en commun soit le premier secteur où investir selon les sondés (46%).
  • 73% des personnes interrogées jugent cependant difficile voire impossible le recours à des solutions de mobilité moins polluantes que l’usage de la voiture individuelle.
  • 51% des Français pensent par exemple qu’il est difficile de prendre les transports en commun là où ils habitent ; c’est le cas de 76% des habitants des agglomérations de moins de 20 000 habitants.
  • Très souvent, les solutions permettant d’éviter la voiture individuelle (et 76% des Français qui utilisent leur voiture pour leurs déplacements du quotidien aimeraient pouvoir s’en passer) sont trop éloignées du domicile pour être utilisées au quotidien, en particulier quand on s’éloigne du centre urbain. C’est le cas des stations d’autopartage (52% les jugent trop éloignées), des aires de covoiturage (48%), des arrêts de tramway ou station de métro (55%), gares ferroviaires (47%) ou encore arrêt de bus (31% ; 48% en périurbain et 61% en zone rurale).
  • Pour les Français les plus éloignés des centres urbains, d’autres solutions existent et suscitent un fort intérêt : un service d’autocars sur autoroute ou voie rapide partant d’un parking situé près de chez eux et desservant un point de correspondance avec d’autres moyens de transport (59% seraient susceptibles de les utiliser pour leurs déplacements du quotidien ; 63% des habitants de zone périurbaine et 69% en zone rurale), des voies réservées sur autoroutes ou voies rapides à certains moments de la journée pour le covoiturage, les taxis ou les autocars, par exemple (53% intéressés).

Fabrique de la Cité

 

À propos de La Fabrique de la Cité

La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective et aux innovations urbaines. Dans une démarche interdisciplinaire, des acteurs de la ville, français et internationaux, se rencontrent pour réfléchir aux bonnes pratiques du développement urbain et pour proposer de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes. Mobilité, aménagement urbain et bâti, énergie, révolution numérique, nouveaux usages sont les cinq axes qui structurent nos travaux. Créée par le groupe VINCI, son mécène, en 2010, La Fabrique de la Cité est un fonds de dotation, dédié de ce fait à la réalisation d’une mission d’intérêt général. L’ensemble de ses travaux est public et disponible sur son site et ses médias sociaux : www.lafabriqudelacite.com


Note méthodologique : Étude réalisée par Ipsos pour La Fabrique de la Cité auprès d’un échantillon représentatif (méthode des quotas) de la population française âgée de 18 ans et plus. 1003 personnes interrogées par internet du 19 au 30 novembre 2021. 

Auteur(s)

  • Amandine Lama - Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs
    Amandine Lama
    Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs

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